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La Ptite Gazette de l' Île de La Réunion

Archives : Premières communion, et catholicisme a l’île de la Réunion

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Publié le 14/07/2003

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– C‘est bien connu les traditions en France se perdent, toutefois dans le département de la Réunion elle sont toujours vives est encrées. Les nombreuses premières communions, communions et autres confirmations se deroulant ces dernières semaines en témoignent. Ce dimanche 13 juillet l’église de Piton Saint Leu comme d’autre église de l’île ont été les temoins des ces festivités.

Les Réunionnais ont toujours fait preuve d’une grande ferveur religieuse. Autrefois, tout au long de l’année, la vie du village était rythmée par les vêpres, les reposoirs et autres processions, les baptêmes, les petites et grandes communions.

De nos jours le catholicisme devenue principale religion de l’île compte toujours de très nombreux adeptes. Les populations noires indiennes ou chinoises on largement été évengélisé, d’abord par obligation puis par métissage religieux. Il en résulte un catholicisme typiquement réunionnais car ayant subit des influences diverses.

eglise5 La confession dominante est la religion catholique mais la religion tamoule, l’Islam et la religion chinoise sont également très répandues. Les divers temples, les chapelles et les mosquées en attestent. Il est également très courant de rencontrer des réunionnais pratiquant deux religions. On peut à la fois être catholique et tamoul ou catholique et suivre la religion chinoise.

La première communion exige une préparation sérieuse et suppose que les enfants comprennent bien ce qu’est l’eucharistie. Le plus souvent elle a lieu à la fin de leur année de CM1. Les enfants qui ont participé régulièrement à la catéchèse pendant deux ans. Cela dépend aussi de la vie chrétienne de la famille.

Jusqu’au XIIe siècle, un enfant communiait dès qu’il était baptisé. C’est encore la pratique des Églises orientales. On humecte de vin consacré les lèvres du nouveau baptisé. En 1215 le concile de Latran IV décide que la première communion aura lieu entre 12 et 14 ans. Jusqu’à la fin du XVIe, elle n’était marquée par aucune cérémonie particulière

A partir du XVIIe siècle, la première communion prend en France la forme d’une cérémonie solennelle à la fin du catéchisme. Puis elle devient au XIXe siècle un rite de passage de l’enfance à l’age adulte..

eglise3 Actuellement depuis les années 1970, cette cérémonie est appelée « profession de foi ».
Jusqu’au XIIe siècle, la première communion suit immédiatement le baptême : on humecte de vin consacré les lèvres du nouveau baptisé (cette coutume est encore observée, de nos jours, dans l’Eglise d’Orient). De même, les enfants sont autorisés, après la messe, à finir les pains consacrés non utilisés.

Ici à la Réunion les offices sont très souvent accompagnés de musiciens locaux, ce jour là ils étaient 116 garçons et filles à accomplir leur première communion, à chanter et prier avec les nombreux parents et fidèles venus spécialement pour l’occasion.La tenue dominicale est de rigueur et les enfants font preuve d’une grande patience durant les 2 heures que dure la cérémonie.

Dès leur naissance, les enfants sont baptisés et profitent d’une éducation chrétienne sérieusement dispensée par leurs parents. Ils seront presque toujours inscrits au catéchisme pour quatre ans et effectueront leur première et deuxième communion.

Celles-ci sont suivies de grands repas de famille, de véritables festivités en l’honneur du communié, qui se déclinent dans presque toutes les foyers. Lors de ces jours de communion, les quartiers résonnent de musiques diverses s’échappant des cours des habitations où un enfant a bénéficié du sacrement. Juste avant, sur le parvis ou les pelouses d’églises plus que remplies, des bataillons d’enfants en habit s’immobilisent devant les objectifs pour immortaliser ce jour. Les garçons sont tirés à quatre épingles, les filles arborent des robes satinées ou de délicates cotonnades gonflées par des jupons de tulle. Chacuneglise2 affiche sa fierté et de lumineux sourire de contentement.

Les mariages à l’église sont également encore très nombreux même si on accuse une légère baisse du fait de l’augmentation des couples vivant en union libre et des mariages s’effectuant uniquement à la mairie. Toutes les messes sont très fréquentées ainsi que les séances de prières qui se déroulent à l’église ou même chez les particuliers. Lors des messes de célébration, il faut venir bien à l’avance pour disposer d’une place assise, plus encore pour la messe de Noël durant laquelle on se réunit autour des crèches vivantes, au son des gospels…


Source de certain texte: Lycée Ambroise VOLLARD et catholique-nanterre.cef.fr.

Sinon texte et images Le Rédac de la Gazette Publié le 14 juillet 2003

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