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Jour
7: Le boutre, l'équipage et la tempête
!
Partis tôt le matin, au lever du jour
nous quittons Belo-sur-Mer direction Morombe
à plus de 200 Km de là. Yann,
une vieille connaissance « le chasseur
de concombre » m'accompagne pour ce périple.
Nous pensions que notre voyage en boutre s’achèverait
le soir même. . Le problème avec
la navigation à voile c’est d'avoir
des vents favorables. S'il est trop faible on
avance pas, on cherche à se protéger
du soleil en se mettant à l'ombre sous
les voiles (place très prisée
quand on est 9 à bord) .S'il est trop
fort comme cela nous est arrivé le soir
même, c'est stop : On baisse la voile
! Nous étions encore à nous demander
pourquoi on s'arrêtait en pleine mer alors
que nous n'étions pas arrivés
à destination, quand nous vîmes
l'équipage mettre nos sacs dans la minuscule
cabine qui allait servir à certains d'entre-nous
d'abri durant cette nuit de tempête tropicale.
Jour 8 : Morombe
Au petit matin, l'équipage remet les
voiles, et peu de temps après avoir débarqué
à Morombe nous regrettons déjà
la fraîcheur de la mer, en effet il fait
chaud, très chaud à Morombe. Cette
ville moyenne aux grandes artères ensablées,
a des allures de ville fantôme surtout
l'après midi, mais c’est l'occasion
pour nous, après quelques jours sans
électricité et téléphone,
de retrouver un peu de confort, de nous reposer.
Jour 9 : De Morombe a Andavadoaka
Rendez vous était pris avec un piroguier
pour nous conduire au village d’ Andavadoaka,
cité par les guides comme « site
sauvagement découpé ou s'achève
la barrière de corail » qui débute
au sud de Tuléar. L’allure est
bonne et après une pause dans un des
villages où vivaient la famille des piroguiers
nous arrivons rapidement à atteindre
notre but. On nous disait vrai le site est superbe
et loin du monde. Un scientifique américain
qui étudie les coraux nous a affirmé
avoir un jour, plongé avec un banc de
plus de 200 dauphins au large des côtes.
Le canal du Mozambique attire également
de nombreuses Baleines et tortues.
Jour 10 : De Andavadoaka
à ...
Nous connaissions l’heure du départ
mais le lieu et le moment de notre arrivée
était plus qu’aléatoire,
il a fallu bravé la dangereuse baie des
assassins, à cet endroit la mer est forte.
La pirogue vogue à vive allure à
travers les flots et les risques sont réels
de sombrer surtout avec les restes du cyclone,fort
heureusement peu actif qui sévissait
ce jour-là dans la région. Contrairement
à ce que nous pensions ce n'est pas le
mauvais temps qui a arrêté notre
course, mais bien la marée. La mer nous
a joué un sale tour en s’enfuyant
au large vers la barrière de corail ne
nous laissant pas assez de fond pour continuer
sur Manombo d'où nous aurions pu attraper
un taxi-brousse pour Tuléar.
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Jour
11 : De Tsifota à Tuléar
Tsifota, c'est dans ce petit village du bout
du monde, que nous avons accosté. Nous
avons dormi chez l'habitant, manger simplement
du poisson accompagné de riz, plat courant
de cette région de Madagascar. Nous avons
observé la vie simple, pauvre mais joyeuse
des villageois qui nous ont chaleureusement
accueilli .A 15H30 nous quittons Tsifota sous
l'oeil curieux de dizaines d'enfants, le klaxon
du Taxi-brousse (camion Mercedes) signale à
tous que c’est le moment de monter à
l'intérieur (c'est un peu la bousculade
pour se faire une place mais tout le monde rigole
alors les choses deviennent plus simple...).Si
on rate son passage il faudrait attendre 2 jours
qu'il reviennent. Cet éprouvant voyage
qui se déroulent en deux étapes,
3 heures la première fois pour atteindre
Manombo et après changement de véhicules
deuxième trajet de 5 heures pour rejoindre
la grande ville de Tuléar. A l'intérieur
du camion assis sur des sac en toile, partageant
un espace restreint, entassés avec une
cinquantaine d'autres passagers, des tonnes
de bagages sur le toit, on se demande parfois
si le véhicule 4x4 va réussir
à franchir certains passages très
boueux.
Jour 12 Tuléar :
la fin du périple.
Arrivés en pleine nuit avec le taxi-brousse,
la ville avait semblé déserte.
Le matin elle s’anima au rythme des pousses
pousses prenant possession des rues et ruelles
du centre ville .Il était temps pour
moi de dire adieu à Yann, mon compagnon
de voyage qui repartait aussitôt pour
Fianarantsoa. Je profitais de mon dernier jour
en terre Malgaches pour visiter le marché
aux coquillages de Tuléar, malheureusement
la ville n'offre que très peu d'artisanat,
en revanche on y déguste d'authentiques
pizzas italiennes. Après avoir manger
du poisson, des langoustes, des camarons et
autres fruits de mer, une bonne pizza ça
change...
Retour à la Réunion
Le retour à la "civilisation"
est brutal mais heureusement atténué
par le fait de vivre à la Réunion,
toutefois les premiers embouteillages à
ma sortie de l'aéroport de
Saint Denis contrastent avec les longues plages
désertes des côtes Malgaches. Il
faut dire qu’avec une population de 16
millions d'habitants et un territoire aussi
grand que la France et le Benelux réunis
on se sent à l'aise voir parfois carrément
isolé à Madagascar. Le culte des
ancêtres est encore très encré,
et en dehors des querelles politiques de ce
jeune pays qui se cherche, le peuple Malgache
perpétuent les traditions de leurs ancêtres
venus d'Asie et d'Afrique qui ont constitué
cette riche mosaïque ethnique. Certaines
espèces de plantes ou d'animaux sont
uniques au monde. Et comme se plaisent à
le dire les guides, les hôteliers et tous
ceux qui veulent vous faire découvrir
cette île fabuleuse "Tout est endémique
à Madagascar.
Je remercie le peuple Malgache
pour son hospitalité et son incroyable
bonne humeur. Merci à tous ceux que j’ai
rencontré, compagnons de route ou rencontres
d’un instant, durant cet enrichissant
et inoubliable périple le long du canal
du Mozambique.
Quelques sites internet sur
Madagascar :
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Alan
le redac avec l'aimable collaboration du peuple
Malgache
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