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La Ptite Gazette de l' Île de La Réunion

Deux nuits pour La Réunion, éteignons nos lumières, 12 et 13 Avril 2013 !

Le mardi 26 mars 2013, il y a 6 ans | @LeRédac | 1 557 vues

La P’tite Gazette, Ile de La Réunion sur Facebook, iledelareunion.net, koividi.com vous invitent à participer à la cinquième édition des « Nuits sans lumière », les 12 et 13avril 2013.

Cet événement, coordonné par le Parc national de La Réunion, le CCEE (Conseil de la Culture, de l’Éducation et de l’Environnement) et la SEOR (Société d’Études Ornithologiques de La Réunion), a pour but de sensibiliser tous les Réunionnais aux nuisances apportées par les pollutions lumineuses. Cette pollution a des impacts négatifs sur la santé humaine, la reproduction des tortues marines, l’observation du ciel nocturne, et, sur notre île, sur l’échouage des jeunes pétrels.

Cette année la période d’envol des Pétrels de Barau sera proche de la nouvelle lune et la SEOR prévoit que plusieurs centaines d’oiseaux (600 à 800) risquent de s’échouer. La mobilisation de tous est nécessaire pour faire diminuer ces chiffres. Autre bénéfice, cette opération de réduction de la pollution lumineuse permet de faire des économies d’énergie.

Nuits-sans-lumiere

Ensemble, engageons-nous, pour une utilisation non polluante des éclairages !!!

 » Nout tout ansanm, alon pran langazman pou arèt in lékléraz i polué. « 

La Réunion fait partie des hauts lieux de biodiversité recensés par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), mais cette biodiversité est menacée.

Les insectes, par exemple, sont victimes silencieuses de la multiplication des points d’éclairage. Nombre d’entre eux, notamment les papillons de nuit, perturbés par le rayonnement émis, connaissent une surmortalité avec des conséquences graves sur : les chaînes alimentaires et la pollinisation de certaines plantes.

Quant aux tortues marines, elles sont désorientée au moment de la ponte sur la plage et leurs nouveaux-nés lorqu’ils rejoignent la mer.

De même, certains oiseaux, à un stade de leur vie, ont besoin d’une obscurité non perturbée. A la Réunion, c’est en particulier le cas des jeunes Pétrels. Le Pétrel de Barau est un oiseau marin qui niche à la Réunion. Attirés par les éclairages au cours de leur trajet vers l’océan, beaucoup de jeunes ne survivent pas.

Le Pétrel de Barau (Pterodroma Baraui) est un oiseau endémique de la Réunion. Sa population est estimé à 6 000 couples, avec un grand risque d’extinction de l’espèce dans les prochaines décénnies.

Aire de distribution :
Les colonies de reproduction sont situées essentiellement entre 2 000 et 2 800 mètres d’altitude (Grand Bénare, Piton des Neiges). Il niche dans des terriers situés sous des blocs rocheux ou creusés dans l’avoune, épais tapis végétal des forêts d’altitude.

Cycle de reproduction :
Il commence au mois d’août lorsque les adultes gagnent les sommets. Il prend fin à la mi-avril quand les jeunes Pétrels s’envolent vers la mer pour se nourrir. (voir schéma ci-dessous)

Les échouages dus aux éclairages :
Alors qu’il tentent de gagner l’océan, ils sont attirés par les lumières artificielles qui forment une barrière lumineuse autour de l’île ; Il s’échouent alors au sol, incapables de reprendre seuls leur envol et risquent de mourir de déshydration ou d’écrasement.

Source et informations complémentaires : http://reunion-parcnational.fr/2-Nuits-sans-lumiere-2013.html

Retrouver également l’événement sur Facebook : http://www.facebook.com/events/399367760161557/

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