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La Ptite Gazette de l' Île de La Réunion

Des pluies artificielles pour lutter contre la sècheresse et les pannes de courant à Madagascar.

Le mardi 8 novembre 2011, il y a 8 ans | @LeRédac | 2 657 vues

A Madagascar l’insuffisance de l’eau potable fait souffrir depuis un bon moment la population. La faiblesse de la pluviométrie a causé des délestages fréquents presque partout dans la grande île ces derniers jours perturbant les activités des entreprises.

pluies-artificielles

(Photo: Auteur Christian Jansky (User:Tschaensky) Cessna 210 wikimedia.org )

Pour expliquer ces défaillances, la JIRAMA (La société d’Etat malgache fournisseur d’eau et d’électricité) invoque la sècheresse ou plutôt l’insuffisance des précipitations et leur irrégularité et le changement climatique.

“Les phénomènes climatiques sont à la source d’un assèchement sans précédent des points d’eau qui assurent le bon fonctionnement des deux barrages hydroélectriques principaux qui alimentent Antananarivo en énergie électrique.”

jiramaLe jeudi 3 novembre, la JIRAMA avait décidé de faire appel à la presse pour constater de visu le tarissement des réservoirs d’eau à Mantasoa et à la centrale de Mandraka relate La Tribune de Madagascar

Pour le cas du barrage de Mantasoa dont les eaux alimentent la centrale de Mandraka,  le niveau de l’eau devrait atteindre normalement jusqu’à 125 millions de mètres cubes. Or ce niveau n’est plus qu’à 43,9 millions de mètre cubes actuellement. Les techniciens affirment que Mandraka devra complètement cesser de tourner si le niveau de l’eau à Mantasoa continue à baisser jusqu’à 39 millions de mètre cubes.

Afin de solutionner la faiblesse de pluviométrie à Antananarivo, capitale de Madagascar, la société d’Etat Jirama en partenariat avec le service de la météorologie ont provoqué des pluies artificielles, a rapporté mardi un journal local Ma-Laza. une opération conjointe commencé le 2 novembre dernier et qui se terminera le 10 novembre prochain.

"Cette opération consiste à déverser des produits chimiques dans les nuages cibles. A chaque survol correspond en moyenne deux à trois jours de pluies", a indiqué le technicien du service de la météorologie, Newsman De Priscofe, cité par le journal Ma-Laza.

Le Directeur de la communication de la Jirama, Feno Randrianarison, a précisé que l’opération menée par les deux entités touche particulièrement les zones se trouvant au-dessus des lacs de Tsiazompaniry et de Mantasoa, deux lacs situés au centre de Madagascar, où des barrages de la Jirama sont installés.

Source : http://www.afriquinfos.com

Le principe d’ensemencement, consiste à introduire dans les nuages des produits chimiques (mélange d’argent, de sodium et d’acétone) pour obtenir plus de pluie qu’il n’en serait tombé initialement. La technique a été élaborée et appliquée pour la première fois aux Etats-Unis en 1946 pour lutter contre la sécheresse qui sévissait sur la région de New-York.

Mais une étude menée à l’Université de Tel Aviv par l’équipe du Prof.Pinhas Alpert remet tout en cause. D’après cette dernière, il n’existerait aucune indication montrant que les différentes campagnes d’encensement des nuages menées en Israël depuis les années 60 aient provoqué une quelconque augmentation du niveau des précipitations.

L’Organisation météorologique mondiale recense actuellement plusieurs centaines de projets de modification artificielle du temps dans le monde, mis en œuvre par des dizaines de pays en particulier dans les régions arides et semi-arides.

Dans un rapport publié en avril 2010, l’Organisation souligne cependant le fait que, dans le domaine des précipitations artificielles, les scientifiques ne sont pas unanimes quant aux rendements obtenus.

Source et plus de détails : Polémique autour des pluies artificielles

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