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La Ptite Gazette de l' Île de La Réunion

“Les touristes ont davantage recours aux urgences, pour les accidents de la vie courante, que les Réunionnais.”

Le mardi 1 mars 2011, il y a 9 ans | @LeRédac | 1 417 vues

200px-Institut_de_veille_sanitaire_(logo).svgL’institut de veille sanitaire publie ce 1 mars 2011 un rapport d’enquête concernant les accidents de la vie courante à l’Ile de La Réunion. Cette enquête repose sur l’enregistrement, aux urgences, d’informations sur les patients pris en charge à la suite d’un accident de la vie courante (AcVC) : âge, sexe, résidence, prise en charge, caractéristiques de  l’accident.

En effet, les traumatismes représentent près de 37 000 décès chaque année en France entière, dont 18 549 concernaient des accidents de la vie courante (AcVC) en 2006, soit 3,6% du total des décès. Les AcVC sont définis comme des traumatismes non intentionnels qui ne sont ni des accidents de la circulation, ni des accidents du travail.

Sur l’île de La Réunion, le Centre hospitalier Gabriel Martin (CHGM) à Saint-Paul, a intégré le réseau de l’Enquête permanente sur les accidents de la vie courante (Epac) mise en place par l’Institut de veille sanitaire (InVS), en juin 2004. C’est le seul hôpital
du réseau Epac qui se situe en dehors de la métropole et la seule source d’information complète sur les AcVC de l’île.

acvcSelon cette étude, les chutes semblent globalement moins nombreuses sur l’Ile (TI standardisé de 2% vsp 4,5% en métropole). En revanche, les personnes ayant chuté d’un arbre sont 2,4 fois plus nombreuses à consulter les urgences qu’en métropole (près de 300 chutes chaque année à La Réunion). Le nombre d’accidents de vélo avec recours aux urgences est du même ordre : environ 2 000 chaque année (TI standardisé de 0,20% vsp 0,22% en métropole).

On constate que la part des sports d’équipe est 1,35 fois plus élevée à La Réunion qu’en métropole. De plus, les accidents nautiques sont largement plus fréquents sur l’île : le CHGM représentait 70% des accidents de surf du réseau Epac entre 2005 et 2009. Certains accidents spécifiques par contact avec des poissons et animaux marins sont largement plus fréquents à La Réunion (1,2% vsp 0,02% des passages) et notamment chez les touristes. Les piqûres par poissons-pierre sont des accidents spécifiques de l’île : il n’y a pas d’accident de ce type en métropole alors qu’à La Réunion, 256 personnes en ont été victimes entre 2005 et 2009. De plus, sur l’île, 2 fois plus de personnes ont consulté pour piqûres d’oursins et le nombre de consultation aux urgences pour noyade apparait 3 fois plus élevé qu’en France métropolitaine.

Les touristes ont davantage recours aux urgences pour AcVC que les Réunionnais. La durée de présence des 1 464 700 touristes entre 2005 et 2008 équivaut à un surplus annuel de population de 2,1%. Ils représentent 2,9% des recours pour AcVC, soit 1,4 fois plus que les Réunionnais. La part des touristes ayant des AcVC est constante chaque année, autour de 3%, à l’exception de l’année 2006 où elle était seulement de 2%.

L’alcool, quand à lui, est mentionné dans 4,4% des accidents survenus entre 2005 et 2009, avec une part considérable des jeunes de 15 à 30 ans (16,5%), bien que les personnes de 30 à 50 restent les plus touchées (52,8%). En métropole, l’alcool est impliqué dans 1,9% des accidents.

Stop_acvcLes Réunionnais consulteraient plus facilement leur médecin traitant que les urgences pour une lésion peu grave, et ceci expliquerait le faible taux d’incidence constaté sur l’île. La surreprésentation masculine peut être due à une différence de comportement. Ces résultats consolident ceux de 2005 et fournissent une nouvelle base pour des actions de prévention spécifiques à La Réunion.

Cette étude vise également à identifier les facteurs de gravité des accidents de la vie courante. :

Les lieux les plus à risque d’accidents graves semblent être la voie publique, les parcs d’attractions, les pistes de course et les jardins publics. Certaines activités se distinguaient, telles que la pratique de sports à roulettes et roues ou impliquant des animaux. Le bricolage provoquerait des chutes graves d’escabeaux, d’échelles ou de toiture. Les mécanismes entraînant des AcVC graves sont principalement les chutes d’arbre, les brûlures, les suffocations et les asphyxies. Ces résultats pourront guider les campagnes de prévention à La Réunion afin de limiter les accidents les plus susceptibles d’entraîner des séquelles…

Source : Institut de veille sanitaire

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