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La Ptite Gazette de l' Île de La Réunion

Les risques naturels à La Réunion

Le vendredi 4 février 2011, il y a 9 ans | @LeRédac | 32 218 vues

Le département de la Réunion est de loin la région française la plus exposée aux risques naturels. Elle est concernée par 6 des 7 aléas majeurs répertoriés par le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable : inondation, mouvement de terrain, cyclone, éruption volcanique, séisme et feux de forêts(seul le phénomène d’avalanche ne la concerne pas). (source Direction Départementale de l’Equipement de la Réunion)

cyclone_oeil_miniLe risque cyclonique à La Réunion

La menace cyclonique à la Réunion s’étend de décembre à avril, avec un maximum de risque sur les trois mois d’été austral, entre janvier et mars. Néanmoins, dans le bassin cyclonique du sud-ouest de l’océan Indien, des cyclones matures ont déjà été observés dès le mois d’octobre et jusqu’en mai.

Même si statistiquement, il apparait que les régions est et nord-est de la Réunion sont davantage exposées, tous les secteurs de l’île sont néanmoins susceptibles d’être touchés par la partie la plus active d’un cyclone tropical. (zone la plus violente, assez réduite, située au cœur du cyclone).

Les statistiques donnent une période de retour d’environ 6 ans pour l’observation de vents cycloniques sur l’île. Ceci dit, il est déjà arrivé que deux cyclones ravagent l’île à un an d’intervalle (par exemple en 1944 et 1945). Par ailleurs, les tempêtes tropicales peuvent aussi provoquer des dégâts importants lorsqu’elles passent à proximité immédiate de l’île, de par les pluies abondantes qu’elles peuvent générer.

Le risque volcanique à La Réunion

L’activité éruptive du Piton de la Fournaise est l’une des plus régulières du monde, en moyenne une éruption tous les 10 mois. Cette activité se caractérise par un dynamisme effusif dominant produisant essentiellement des coulées de lave basaltiques fluides ; 95 % d’entre elles sont cantonnées dans l’enclos. Cet espace géographique traversé par la RN 3 est exploité seulement pour quelques cultures sous forêt (vanille, cardamome).

33706_124468104273710_117468628306991_123976_4512428_nParmi les coulées s’épanchant dans l’enclos, environ 80 % n’atteignent pas le littoral, leur longueur est alors inférieure à 5 km. Ces coulées sont généralement issues du sommet ou des flancs du cône central, entre 1 500 et 2 600 mètres d’altitude. Certaines sont piégées dans les cratères Dolomieu et Bory, d’autres s’étalent dans l’Enclos Fouqué, tandis que les dernières descendent les Grandes Pentes.Les 20 % restants correspondent aux 34 coulées répertoriées qui ont atteint le littoral depuis trois siècles. Leur fréquence est donc décennale.

Les coulées hors enclos sont peu fréquentes (5 % des éruptions historiques) mais menacent directement les populations et l’habitat, le patrimoine naturel et l’activité économique du sud et de l’est de l’île (agriculture, forêt, installations hydroélectriques, routes, réseaux d’eau, de communication…) car elles atteignent souvent le littoral. Ce fut le cas lors des éruptions de 1708, 1774, 1776, 1800, 1977 et 1986. Sont principalement concernées par ces coulées les communes de Sainte- Rose et Saint-Philippe.

Le risque inondation à La Réunion

pleuQu’ils soient d’origine cyclonique, orageuse ou autre, les épisodes de fortes pluies peuvent prendre à La Réunion une ampleur tout à fait exceptionnelle, essentiellement en raison des effets liés à l’important relief de l’île. On peut parler là d’une véritable spécificité de La Réunion, qui vaut d’ailleurs à celle-ci de détenir tous les records du monde de précipitations pour les périodes comprises entre 12 heures et 15 jours.

Si la plupart de ces épisodes sont associés au passage sur l’île, ou à proximité de celle-ci, de dépressions ou cyclones tropicaux, des lames d’eau très importantes peuvent être provoquées également par le passage ou le blocage sur l’île de systèmes beaucoup moins organisés et d’échelle inférieure (amas orageux, lignes de convergence,…). À l’échelle la plus petite, un simple orage pourra, durant quelques heures et sur quelques dizaines de kilomètres carrés, provoquer des précipitations très intenses susceptibles d’occasionner localement des perturbations importantes.

Le risque mouvement de terrain à La Réunion

mvt_photo1_miniÀ La Réunion, les mouvements de terrain se produisent essentiellement au niveau des escarpements (remparts, falaises, berges,…), à l’intérieur des cirques et des ravines et, dans une moindre proportion, sur les planèzes (plateaux de basalte limités par des vallées convergentes ; typiques des régions volcaniques, ils forment les pentes de l’île autour des cirques).

Les mouvements de terrain se manifestent le plus souvent par le biais de chutes de pierres, blocs et éboulements dans les falaises et les remparts, de glissements, d’érosions de berges, de coulées de boue et laves torrentielles, d’effondrements de tunnels de lave et enfin d’érosion des sols.

Le risque feu de forêt à La Réunion

DASH_73_thumbLes risques d’incendie sont fonction de la nature de la végétation mais surtout des conditions climatiques. Les surfaces qualifiables de forestières occupent environ 85 000 ha soit 33 % de la surface de l’île avec des risques différenciés suivant les régions. Au total, le niveau de risque moyen à élevé concerne environ 60 % de la surface forestière.

À la Réunion, le risque potentiel le plus grand se situe dans la région Ouest, où l’on rencontre les arbres de plus haute taille et les espèces végétales les plus combustibles (Tamarin, Acacia, Cryptomeria, Branle). Ceci s’explique dans une large mesure par la nature du climat, car il s’agit d’une zone où les précipitations sont les moins abondantes de l’île et où la saison sèche est longue et très marquée. Il y a en moyenne 10 départs de feu par an et un grand incendie tous les 20 ans environ. En matière de feux de forêts, on distingue deux zones : la zone « sous le vent » et la zone « au vent ».

Le risque houle, marée de tempête, tsunami à La Réunion

À la Réunion, la houle cyclonique touche le plus souvent les côtes nord et est de l’île, de la pointe des Galets à la pointe de la Table et survient pendant l’été austral. A l’inverse des houles cycloniques, les houles polaires frappent le plus souvent les côtes sud et ouest de l’île durant l’hiver austral.

houle_photo3_miniLes conditions topographiques et bathymétriques de la Réunion, associées au fait que dans la région l’amplitude des marées reste faible, font que la marée de tempête n’est pas le risque le plus préoccupant pour la Réunion.

Toutefois, il constitue pour les zones basses situées à proximité immédiate du rivage, et en particulier, pour tous les fonds de baies (La Possession, Saint-Paul, Saint-Leu,…) un danger réel en cas de cyclone intense. Les archives sont là pour en témoigner qui font état par le passé d’un certain nombre de « très violents raz de marée » (1944) ou de « raz de marée désastreux » (1863) ou « catastrophique » (1829).

Selon les archives, des tsunamis ont déjà été observés à la Réunion en 1867 et 1883. Le dernier tsunami d’importance ayant intéressé la Réunion date du 26 décembre 2004, causant principalement des dégâts matériels, notamment dans les ports, mais aucune victime n’a été à déplorer.

Le risque sismique à La Réunion

La Réunion ne se situe pas à une frontière de plaque tectonique mais en plein milieu de la plaque africaine, c’est-à-dire dans une zone de faible sismicité. Dans le cadre du zonage sismique de la France, qui compte 5 degrés de sismicité ((0, Ia, Ib, II et III pour les zones à risque fort), la Réunion se situe dans la zone de sismicité 0 (risque négligeable mais non nul).

Treize séismes d’importance, peuvent être considérés comme certains depuis la première occupation de la Réunion en 1650. Leur intensité a pu être estimée de IV à VII. Leurs épicentres ne sont pas connus. Ces séismes résultent de l’enfoncement de la croute volcanique sous l’effet du poids de l’île.

Source et pour en savoir encore plus >> www.risquesnaturels.re

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