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La Ptite Gazette de l' Île de La Réunion

LIFE+ Cap DOM, un programme pour enrayer la perte de la biodiversité d’outre-mer.

Le vendredi 5 novembre 2010, il y a 9 ans | @LeRédac | 1 936 vues

4 associations de protection de la nature, 8 gestionnaires d’espaces naturels, 8 institutions publiques et 3 laboratoires universitaires se mobilisent et collaborent pour la conservation de l’avifaune prioritaire des DOM.

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Les Collectivités Territoriales d’outre-mer françaises comptent plus d’oiseaux endémiques que toute l’Europe continentale. 98 % des espèces de la faune vertébrée française sont concentrés sur 22 % de son territoire : en outre-mer. La France est aussi au 7ème rang mondial pour l’avifaune menacée, devant l’Inde et l’Equateur. Les départements d’outre-mer (DOM) hébergent notamment 23 espèces d’oiseaux au statut de conservation défavorable à l’échelle planétaire.

Le programme LIFE+ Cap DOM vise à concilier la préservation de l’avifaune et des milieux naturels avec les activités socio-économiques. Le dialogue, le partage des connaissances et des outils performants d’aide à la décision doivent permettre d’intégrer la biodiversité dans l’aménagement du territoire. La biodiversité est un trésor à partager: les bénéfices qu’elle génère, marchands et non marchands, sont un patrimoine commun dont chacun porte la responsabilité. Inter DOM et Inter-associatif.

Enrayer la perte de la biodiversité d’outre-mer serait à la fois le révélateur et le symbole de notre capacité à inverser la tendance. Stopper l’extinction des espèces, c’est pérenniser les ressources naturelles, maintenir la diversité des paysages, des usages et des sociétés. Les oiseaux sont les indicateurs les mieux connus et parmi les plus fiables de l’état de conservation de l’environnement. Ils sont au cœur de ce programme.

Exemple réunionnais : Le busard de Maillard ( Papangue )

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Avec seulement 200 couples, le busard de Maillard, aussi appelé papangue, est une espèce endé­mique de La Réunion classée « En danger » . C’est le dernier rapace qui niche sur l’île de La Réunion et notamment sur la Réserve de la Roche écrite et dans la zone libre d’adhésion au Parc national. D’après les récits des pre­miers explo­ra­teurs, une ou deux autres espèces de rapaces devaient exister sur l’île, avant l’arrivée de l’homme.

Malgré son statut de pro­tection règle­men­taire, l’espèce est encore victime de tirs ou de cap­tures illé­gales pour la mise en cage. La mor­talité non natu­relle est également liée aux col­li­sions avec des câbles élec­triques, l’espèce usant d’un vol à faible hauteur pour la chasse. La consom­mation de rats empoi­sonnés est la troi­sième cause de mor­talité d’origine anthro­pique, l’usage du poison par les par­ti­cu­liers pour lutter contre les rats intro­duits n’étant pas suf­fi­samment encadré.

Les Actions LIFE+ Cap DOM :

“ Un pro­cessus de concer­tation sera conduit avec EDF, la Chambre d’agriculture et la Fédé­ration Dépar­te­mentale des Grou­pe­ments de Défense contre les Orga­nismes Nuisibles (FDGDON) afin de mettre en place des dis­po­sitifs de pré­vention des risques pour l’espèce. Les gardes asser­mentés seront également sen­si­bi­lisés aux enjeux de conser­vation de l’espèce, afin d’améliorer la sur­veillance et de réa­liser un suivi du nombre de procès verbaux et d’affaires juri­diques traitées. De plus, un système de patrouille de béné­voles sera testé sur une zone, puis étendu sur tous les sec­teurs sen­sibles de l’île, afin de récu­pérer, au plus tôt, pendant les périodes de parade et d’envol des jeunes, les oiseaux blessés ou empoi­sonnés. Des pro­to­coles de sur­veillance du ter­ri­toire et de coor­di­nation entre les équipes et le centre de soins seront testés, de même que les moda­lités de relâcher dans le milieu naturel, après les soins. “

Ce programme est le fruit des besoins et des priorités de conservation définis par les associations locales des DOM et la LPO, avec l’appui du Parc national de La Réunion. Les actions élaborées s’appuient sur l’investissement indispensable de nombreux partenaires locaux. L’implication dans ce programme d’acteurs ultramarins pérennes, leur ancrage institutionnel et culturel, leur expertise écologique et leur créativité, en sont la force.

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A la Réunion, le pilotage des actions est réalisé par:

seor_vertical-713a3SEOR – La Société d’Etudes Orni­tho­lo­giques de La Réunion est une asso­ciation de type Loi 1901, créée en 1997. Elle compte plus de 240 adhé­rents, nombre en aug­men­tation chaque année depuis sa création. La SEOR a pour but de favo­riser la conser­vation de l’avifaune de La Réunion et de ses milieux. Son expertise dans le domaine des études orni­tho­lo­giques lui permet d’être un inter­lo­cuteur pri­vi­légié des amé­na­geurs et des ges­tion­naires de milieu naturel. Pro­mouvoir les connais­sances et sen­si­bi­liser les enfants et les adultes à la pro­tection de l’environnement dont les oiseaux sont une com­po­sante essentielle.

logo-pnrun-quadri-cartouchegrispetit-d0ecaLe Parc national de La réunion est un établis­sement public, créé en 2007. Il couvre 42% de la surface de l’île de La Réunion. Comme tous les Parcs nationaux ses mis­sions sont plu­rielles : Connaitre et pro­téger les pay­sages et les patri­moines naturel et culturel ; Informer, sen­si­bi­liser et favo­riser l’accueil du public, grâce notamment aux équipes pré­sentes sur le terrain ; Accom­pagner le déve­lop­pement local durable res­pec­tueux de l’Environnement en animant une démarche de par­te­nariat, prin­ci­pa­lement dans l’aire d’adhésion.

Les partenaires réunionnais :

Source, images et pour aller plus loin : LIFE+ Cap DOM

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