Revue de presse de l' actualités de l' île de la Réunion du
01 Août 2010
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Des vagues énormes, des surfeurs hors pair, des secouristes sur le qui-vive : la côte ouest a pris hier des allures hawaiiennes pour ce premier épisode de houle hivernale. Pas de dégâts mais un sacré spectacle.
Il aura suffi de murmurer la référence ?mai 2007? pour attiser la curiosité. Au final, ce premier épisode de houle hivernale de l'année n'aura pas provoqué les mêmes dégâts. Les leçons en ont sûrement été tirées mais, aussi, les conditions se sont révélées moins violentes qu'il y a trois ans il est vrai. Il n'empêche, chaque année, l'arrivée de ces trains de houle venus du grand Sud rend l'air électrique en bord de plage. Et en particulier dans la communauté surf. Peu, très peu de ses fidèles se sont mis à l'eau hier mais beaucoup ont gardé le téléphone à la main et l'?il sur les prévisions. Avec une question sur toutes les lèves en milieu de matinée : y a-t-il du monde à la Folette ?
La Folette n'est autre que le meilleur spot de grosses vagues de l'île, pour ne pas dire l'un des seuls. Une déferlante qui barre l'entrée du port ouest lorsqu'une forte houle de sud et un puissant vent de nord se combinent, dressant des montagnes d'eau surpuissantes.3 mètres, 4 mètres, 6 mètres semble-t-il hier et jusqu'à 11 mètres dans les mémoires des ?tauliers? du coin. Dans ces conditions, pas question ici de ramer pour prendre la vague. Le démarrage se fait derrière un jet-ski. Ils ne sont d'ailleurs qu'une poignée sur l'île à pratiquer le surf tracté. Et le rendez-vous d'hier était évidemment incontournable.
?L'ambiance?
Incontournable aussi pour les amateurs de photos chocs. Sur la rive, derrière les usines du port, les pick-up sont alignés en rangs serrés. Une quarantaine de spectateurs et photographes pour admirer et immortaliser quelques ?descentes? d'anthologie dans lesquelles la moindre erreur se paie cher, très cher. Le bouche à oreille a fonctionné, les téléphones portables surtout. ?Aujourd'hui, on se croirait vraiment sur le North Shore à Hawaii? s'enthousiasme David qui connaît ce spot de longue date, sans jamais avoir osé le surfer. ?Au-delà du spectacle, y'a une vraiment ambiance avec les klaxons, les gens qui encouragent, qui applaudissent, c'est top?. La zone industrielle à l'arrière et le brouillard généré par les vagues finissent de planter le décor.
Sur les plages plus classiques, pas un surfeur à l'eau. Il y a bien eu quelques tentatives dans la matinée mais les conditions sont vraiment trop grosses. Le drapeau rouge est hissé au-dessus de tous les postes de secours, de Boucan à L'Ermitage en passant par les Roches-Noires, et ce depuis vendredi après-midi. ?Hier on a pu tenir jusqu'à 17 h pour que les gens puissent profiter un maximum?, explique un MNS. ?Mais là, avec la houle, le vent, le courant, on ne peut pas laisser la baignade ouverte. A cause surtout des vagues de bord qui viennent vous couper les jambes et vous happer?. Vigilance maximale donc pour les sauveteurs, avec pour seul objectif de garder une zone de bain absolument vide. A marée haute, même la plage devient dangereuse car les déferlantes viennent mourir sur les terrasses de Boucan, dans le port aux Roches-Noires.
Hier soir, on ne recensait pas de dégâts particuliers sinon quelques amarres cassées à Saint-Gilles et un parachutiste tombé dans le port (voir par ailleurs). Le pic de l'épisode devait être atteint hier en fin d'après midi avec la marée haute mais quelques anciens prédisaient une nuit agitée. Les prévisions de Météo France font état d'une baisse de la houle en cours de journée avec, ?sur les parties les plus exposées?, des vagues qui pourront encore dépasser les 10 mètres au déferlement.
Textes et photos : Romain Latournerie
Un parachutiste dans le port
de Saint-Gilles
Alors que beaucoup scrutaient l'horizon hier matin dans le port de Saint-Gilles, la surprise est venue du ciel. C'est un parachutiste qui a volé la vedette à la houle en manquant son atterrissage sur la plage des Brisants. Une rafale de vent a rabattu sa voile, l'obligeant à finir sa trajectoire dans le chenal à l'entrée du port. L'homme s'est accroché aux rochers, pris dans le courant. Les MNS des Roches Noires sont rapidement intervenus. ?Ça aurait pu mal tourner, notamment s'il avait atterri dans les vagues?, témoigne l'un d'eux. Pas de blessures au final mais une belle frayeur.
R.Lt.
Un navigateur australien escorté dans le port de Saint-Pierre
Hier, un navigateur australien ayant démâté à 5 milles nautiques (moins d'une dizaine de kilomètres) de Rodrigues est parvenu sans encombre jusqu'au port de plaisance de Saint-Pierre. Toutefois, la forte houle a rendu la man?uvre délicate. Alertés, les sapeurs-pompiers se sont rendus sur les lieux. Après plusieurs essais infructeux, le bateau a pu finalement entrer dans le port.
R.L.
LE TAMPON. Hier soir, un tragique accident de la circulation s'est produit sur la route nationale 3, au Tampon, entre un véhicule 4 x 4 et un cyclomoteur. Un jeune homme a été tué sur le coup. L'autre passager du deux-roues a été grièvement blessé. C'est à hauteur du 12e kilomètre que le drame est survenu.
Aux environs de 21 h 30, les deux passagers du deux-roues circulent en remontant la route nationale. Dans l'autre sens, un véhicule 4 x 4 descend en direction du centre-ville du Tampon. Selon nos informations, à proximité d'un virage, la moto effectue un dépassement. Malheureusement, la route détrempée a rendu la chaussée glissante. Le conducteur du 4 x 4 ne peut pas éviter le choc, d'une violence inouïe. Les deux passagers du deux-roues sont éjectés de leur engin. L'un des deux occupants s'encastre même sous le lourd véhicule.
Alertés, les sapeurs-pompiers, les gendarmes du Tampon et le Smur se rendent sur les lieux. Un médecin habitant à proximité prodigue les premiers soins jusqu'à l'arrivée des secouristes. Le massage cardiaque est inefficace pour la victime la plus lourdement touchée. Les médecins urgentistes prennent le relais. En vain. Pendant ce temps, l'autre homme est pris en charge. Les gendarmes dressent les constatations d'usage. Un embouteillage se forme sur les lieux. Le blessé grave est ensuite transféré au GHSR. Les pompes funèbres prennent en charge la dépouille du défunt.
SAINT-PAUL. Pas de traces de coups sur le corps. Hier matin, l'examen a rapidement permis de tirer la conclusion que l'homme repêché dans l'Étang était mort de noyade.
C'est vers 7 h 15 que des promeneurs aperçoivent le corps sans vie en train de dériver sous le pont de l'Etang-Saint-Paul. Immédiatement, pompiers et gendarmes sont dépêchés sur place. Des plongeurs se mettent à l'eau et ramènent le corps du malheureux jusqu'à la berge. Il est gonflé par le séjour dans l'eau. L'homme porte des vêtements marqués de l'EPSMR (Etablissement public de santé mentale de la Réunion) de Saint-Paul. Ce qui permet de l'identifier. D'autant que des proches d'un patient de l'EPSMR ont signalé, vendredi, une disparition. La confirmation tombe alors que les pompes funèbres évacuent la dépouille. Il s'agit bien de Patrick. Le frère de celui-ci est entendu en milieu de matinée par les gendarmes.
Ce qui permet aux enquêteurs de recouper les propos avec les constatations réalisées sur place et de penser sérieusement qu'il s'agit d'un suicide. Patrick aurait sauté du pont de l'Étang Saint-Paul. ?Il n'avait pas toute sa tête?, explique une source proche de cette affaire. ?Par le passé, il avait déjà été surpris alors qu'il venait de se mettre à l'eau au même endroit. Il avait déjà tenté de se suicider ainsi.?
Patrick, originaire de Saint-André, était en hospitalisation ouverte à l'EPSMR de Saint-Paul. Il avait quitté l'hôpital jeudi. Son corps devait être rendu hier dans l'après-midi à sa famille.
SAINT-PIERRE. Hier, les enquêteurs du groupe de recherche judiciaire de la brigade de sûreté urbaine de la police de Saint-Pierre ont poursuivi les investigations sur les deux coups de couteau portés à un jeune dans la nuit de vendredi à samedi. Hier, de nombreux témoins ont défilé devant les policiers. Chacun a pu ainsi livrer sa version des faits, mais aussi donner probablement une description de l'auteur des coups. Pour l'heure, il n'a toujours pas été arrêté.
Il est environ 1 h 30 du matin lorsqu'une dispute dégénère entre deux groupes de jeunes à l'intérieur de l'Africa Queen. La rixe se poursuit à l'extérieur. Un des belligérants dégaine alors un couteau et en assène deux coups à un jeune de 24 ans. Alertés, les sapeurs-pompiers et les policiers de Saint-Pierre se rendent aussitôt sur les lieux. A leur arrivée, l'agresseur s'est évanoui dans la nature. Souffrant de plaies dans la région du foie, la victime a été hospitalisée. Ses jours ne sont pas en danger.
SAINT-ANDRE. Cela aurait pu mal se terminer si le policier n'avait pas réussi à le désarmer. Hier matin, un jeune de 17 ans et demi a pointé un revolver à grenaille en direction d'un policier qui venait pour l'interpeller. Il venait de semer la panique. Sans nouvelle de sa petite amie avec qui il a vécu, s'occupant notamment du marmaille de celle-ci, il a décidé de lui rendre visite. Mais en arrivant, il a découvert que la jeune fille était avec un autre homme. Il a donc vu rouge et a sorti le revolver à grenaille qu'il avait sur lui. Il a alors menacé plusieurs personnes dans la rue, avant de se retourner contre le policier. Il a été placé en garde à vue. Il en est ressorti hier soir avec une convocation pour comparaître devant le tribunal correctionnel en septembre.
SAINT-DENIS. Le secteur de la rue Léo-Lagrange a été quelque peu animé dans la nuit de vendredi à samedi. Une poubelle a d'abord été incendiée, les flammes se propageant à un conteneur à bouteilles de verre. Plus tard, c'est une voiture épave qui a été la proie du feu avant une deuxième automobile, en partie détruite, l'incendie ravageant exclusivement l'arrière du véhicule. Des méfaits survenus quelques heures après des événements qui ont lieu dans le même quartier.
Vendredi, vers 15 h, les policiers avaient interpellé un homme au volant d'une voiture volée. Placé en garde à vue, il en est ressorti libre, sans poursuites, les faits n'étant pas suffisamment caractérisés. Cette interpellation a semble-t-il échauffé les esprits. Plus tard dans la journée de vendredi, une patrouille de police passant rue Léo-Lagrange a été prise à partie par un groupe de jeunes. Les fonctionnaires ont alors demandé l'aide des policiers de la compagnie départementale d'intervention qui a procédé à des contrôles d'identité sur une vingtaine de jeunes. Deux d'entre eux, en état d'ivresse, ont été conduits en cellule de dégrisement au commissariat du Chaudron.
Les policiers font le lien entre ces faits et les feux de la nuit dans le même secteur. Mais ils n'en ont pour le moment pas la preuve. A l'issue des incendies, personne n'a été interpellé.
Des scouts de toute la zone océan Indien ont participé, hier, à l'opération « J'accède » pour visiter et mesurer l'accessibilité de 79 magasins de la ville de Saint-Denis aux personnes handicapées. Les résultats ont surpris de nombreux observateurs.
Ils passent tout au crible : mètre en main et fiche détaillée à remplir, des scouts ont passé au crible 79 magasins de Saint-Denis, hier après-midi, afin de mesurer leur accessibilité aux personnes handicapées. Organisée en partenariat avec les scouts, le comité régional sport adapté et la ville de Saint-Denis, cette opération est un copié-collé de ce qui se fait déjà en métropole grâce au site internet jaccede.com. Cette association a mis au point tout une procédure permettant d'évaluer l'accessibilité des lieux publics aux personnes handicapées.
Seuls six magasins à « accessibilité nulle »
« Il s'agit de sensibiliser le grand public, pas de montrer d'un doigt accusateur ce qui ne va pas », tempère Marie-Annick Andamaye, adjointe déléguée à la petite enfance. La ville n'est d'ailleurs pas irréprochable dans le domaine, même si elle tente actuellement de rattraper son retard. « Nous avons déjà fait des efforts, affirme Marie-Annick Andamaye. La rue de Paris est équipée de feux sonores pour les personnes non-voyantes. Plusieurs stades ont été équipés pour accueillir des personnes handicapées. Nous avons également un programme de 700 000 euros sur deux ans pour aménager les carrefours et les feux tricolores ».
Quant aux transports en commun, seuls cinq bus sont adaptés aux personnes à mobilité réduite. « Et encore, on ne connaît même pas les lignes où ils passent », regrette Jean-Pierre Bidois, président du comité régional sport adapté.
Pour les besoins de l'opération, Marie-Annick Andamaye a accepté de descendre la rue du Maréchal-Leclerc les yeux bandés, accompagnée d'un scout. D'autres jeunes ont également circulé en fauteuil roulant pour se rendre compte des difficultés des personnes à mobilité réduite. « Les aménagements pour personnes handicapées concernent 26 % de la population française, relève Melwyn Madelon, chef pionnier venu de Maurice pour participer à cette action. Il s'agit des personnes handicapées mais aussi des femmes enceintes, des personnes avec une poussette, des personnes âgées. »
Bref, l'accessibilité des lieux public est l'affaire de tous. Et les responsables de magasins semblent l'avoir compris : « Sur les 79 magasins visités, seuls six ont une accessibilité nulle. En revanche, 22 ont une accessibilité de plain-pied. C'est extraordinaire. Ces résultats sont surprenants. Je ne m'attendais pas à une évolution dans le bon sens. D'autant que dans de nombreux magasins, il y a des détails de rien du tout à régler », s'enthousiasme Jean-Marc Maillot, du comité régional sport adapté et organisateur de cette journée.Seul gros pépin : un magasin à l'accessibilité nulle a viré les trois scouts de leur magasin. « Ces commerçants ont été exécrables et les trois jeunes l'ont très mal vécu », déplore Jean-Marc Maillot.
Les psys ne sont pas réservés aux malades mentaux et aux psychopathes. Depuis que les médias en parlent ouvertement, on n'hésite plus à s'en remettre aux professionnels de l'esprit pour soigner les blessures de l'âme. Mais entre le psychiatre, le psychologue, le psychanalyste et le psychothérapeute, il faut choisir à bon escient
Certes, la discrétion est toujours de mise. Mais aujourd'hui on suit une thérapie comme on va chez le généraliste. A l'instar du corps, l'esprit a besoin d'être soigné et depuis que la Réunion a accepté l'idée que toutes les souffrances mentales méritaient d'être traitées, les salles des différents psy de l'île ne désemplissent plus. Si aujourd'hui le psy n'est plus associé aux malades mentaux et aux psychopathes, c'est en grande partie grâce à la médiatisation autour de la profession. Les professionnels de l'esprit font recette à la télévision, même dans des émissions de divertissement ; quant aux enquêtes sociologiques réalisées par la presse écrite, elles s'accompagnent souvent de l'avis d'un psy. Consulter n'est plus aussi honteux qu'il y a dix ou vingt ans. Pendant toute la durée de ses études en métropole, Jean-Marie (*) a été suivi par un psychiatre spécialisé dans l'interprétation des rêves. Rendu dépressif par le déracinement avec les siens, il a suivi une thérapie pendant trois ans pour supporter l'éloignement et la perte de repères. ?Je voulais absolument un psychiatre, car pour moi un médecin est un gage de confiance, explique le jeune homme aujourd'hui âgé de 33 ans. Lors du premier entretien, je me suis effondré en larmes. Il m'a écouté pendant trois quarts d'heure, puis il m'a prescrit des anti-dépresseurs. J'ai continué à le consulter régulièrement. C'est grâce à lui si j'ai pu tenir le coup pendant toute la durée de mon séjour en métropole. Cet homme a été ma bulle d'oxygène. A mon retour à la Réunion, j'ai cessé la prise de médicaments. J'ai vu un nouveau psychiatre, mais comme il était moins compétent à mes yeux, j'ai laissé tomber au bout de cinq séances. Ça fait cinq ans maintenant que j'ai cessé toute thérapie et je n'en ressens plus la nécessité?.
Méthodes moins conventionnelles
Elisabeth (*), la trentaine, a opté pour une thérapie avec une psychologue. A la suite d'une agression survenue lors d'un séjour à l'étranger, la jeune femme a commencé à sombrer dans la dépression. ?J'ai attendu un an avant d'aller me faire soigner, avoue-t-elle. Au début, je refusais de voir un psy, car je ne voulais pas renvoyer l'image d'une fille à problèmes. Mais j'allais de plus en plus mal, j'étais en colère contre le monde entier, je ne supportais plus la vue de mon copain? Je ne pouvais pas m'en sortir seule et je refusais de me confier à mon entourage?. Un jour, elle s'est décidée à pousser la porte du cabinet de la psychologue qui l'a suivie une année entière. ?Jamais auparavant, je n'aurais pensé faire appel à un psy, avoue Elisabeth. Cette femme a changé ma vie. Grâce à elle, j'ai repris confiance en moi et je n'ai plus peur de sortir. Le travail a été long, ça m'a coûté de l'argent, mais ça en valait la peine?. D'autres, comme Silvia, se sont tournés vers des méthodes plus singulières, mais pas moins efficaces. La quarantaine passée, mère de trois enfants, cette cheffe d'entreprise a eu recours aux services d'une hypnothérapeute pour soigner son mal-être. ?Après mon divorce il y a trois ans, j'ai commencé à me sentir mal, raconte-t-elle. Responsable d'une entreprise, mère célibataire, je ne pouvais pas me permettre de déprimer, alors j'ai consulté une amie hypnothérapeute. Cinq séances ont suffi pour mettre le doigt sur le n?ud du problème et m'aider à y voir plus clair. J'ai cessé de culpabiliser, j'ai assumé mes choix? et j'ai appris à surmonter certains blocages causés par ma peur de l'abandon?. Quelques années auparavant, Silvia avait déjà consulté un psychologue pour surmonter une crise passagère. ?Il m'a parlé, il m'a écoutée? mais je n'ai gardé qu'une impression de vide, confie-t-elle. Je n'ai pas eu cette impulsion pour aller de l'avant comme avec mon amie hypnothérapeute?. A chaque patient, son psy. Le professionnel de l'esprit étant par définition la personne à qui on confie ses problèmes les plus intimes, il est primoridal d'en trouver un en qui on a une entière confiance. Et bien souvent, il suffit d'aller au feeling pour trouver celui qui correspond le mieux à ses besoins.
(*) Prénoms d'emprunt
Dossier : Nathalie Techer
REPèRES
Psychiatres et psychologues
Les psychiatres et psychologues sont les seuls recensés dans le registre de l'ARS, l'agence de santé de l'océan Indien. Tous possèdent un numéro Adeli (Automatisation DEs LIstes) délivré par la Drass qui sert de référence à tous les praticiens salariés et libéraux travaillant dans les domaines psychiatrique et psychologique.
Combien sont-ils ?
Il existe 98 psychiatres (67 salariés et 31 libéraux), mais ils sont mal répartis dans l'île. On en compte 33 à Saint-Pierre, 42 à Saint-Paul et 11 à Saint-Denis. Les autres communes se partagent les derniers psys. Dans l'est, on ne compte qu'un seul psychiatre libéral à Saint-Benoît. Les psychologues étant plus nombreux (286 salariés et 22 libéraux), on en trouve dans toute l'île. Il y a tout de même une forte concentration de ces professionnels dans les grandes villes : 58 à Saint-Pierre, 62 à Saint-Paul et 87 à Saint-Denis. Les psychothérapeutes et psychanalystes, qui exercent une profession libérale, ne sont pas recensés à l'ARS. Mais en feuilletant les pages jaunes, on peut compter une quarantaine de psychothérapeutes et 9 psychanalystes dans l'île. A titre indicatif, Mayotte ne compte que deux psychiatres salariés. (Source : ARS)
Combien ça coûte ?
Les tarifs varient selon les psy et les techniques employées durant la thérapie. En général, ils démarrent à 40 euros et excèdent rarement les 50 ou 60 euros. De toutes les thérapies, seules celles du psychiatre sont remboursées. Le tarif s'élève alors à 43,86 euros. Les personnes prises en charge par les centres hospitaliers consultent à titre gratuit.
Au contraire des psychiatres et psychologues, les psychothérapeutes et psychanalystes n'ont aucun diplôme attestant le sérieux de leur profession. Bien sûr, ces pratiquants ont tous dû suivre au préalable une formation dans une école ou auprès d'un professionnel, avant de pouvoir exercer. Mais en principe, n'importe qui peut se prétendre psychothérapeute ou psychanalyste et ouvrir un cabinet. Afin d'éviter les abus dans la profession, un premier article de loi défendu par l'actuel président de l'assemblée nationale, Bernard Accoyer, a été voté en 2004. Mais faute de décrets, il n'a pas été mis en application. Au mois de mai dernier, le Journal Officiel a enfin publié un décret réglementant l'usage du titre de psychothérapeute. Dorénavant, toute personne désirant exercer la fonction de psychothérapeute devra être inscrite sur un ?registre national?, justifier d'une formation en psychopathologie clinique de 400 heures et d'un stage pratique d'au moins un mois. Les psychologues et psychanalystes sont aussi concernés par le décret. Les psychologues devront suivre deux mois de stage et 150 heures de formation théorique pour les cliniciens et 300 heures pour les non-cliniciens. Quant aux psychanalystes, ils devront suivre 200 heures de formation et 2 mois de stage pour utiliser le titre de psychothérapeute. Seuls les psychiatres sont dispensés de formation. Une certaine souplesse a toutefois été prévue pour les professionnels déjà en exercice depuis au moins cinq ans.
Il existe plusieurs catégories de professionnels ?uvrant dans le domaine du bien-être mental : le psychiatre, le psychologue, le psychanalyste et le psychothérapeute. S'ils ont tous le même objectif, celui de soigner les plaies de l'esprit, ils n'ont pas le même cursus et opèrent de manières différentes. Quatre psys nous expliquent leur discipline.
Le psychiatre : il soigne les cas les plus graves
De tous les psys, seul le psychiatre est médecin. Il est le seul dont les visites sont remboursées par la Sécurité sociale, et le seul aussi à pouvoir délivrer des médicaments. Il travaille en étroite relation avec le médecin traitant du patient, même lorsque celui-ci demande spontanément à suivre une thérapie. Consulter un psychiatre est une démarche particulièrement difficile. Plus qu'avec les autres professionnels de l'esprit. ?Il y a deux idées reçues autour du psychiatre, explique Pierre Gay Le Maître, seul psychiatre libéral à exercer dans la région de l'est. On pense à tort qu'il délivre systématiquement des médicaments, alors qu'il ne le fait que lorsque c'est nécessaire. Et il est associé à la folie, même s'il traite tous les maux de l'esprit, graves ou non?. Il est vrai, toutefois, que le psychiatre s'occupe des pathologies les plus lourdes comme la schizophrénie ou la paranoïa. Le métier, d'ailleurs, comporte parfois certains risques. Pierre Gay Le Maître peut en témoigner, lui qui a déjà reçu des menaces de mort sur son lieu de travail. Une fois, un de ses patients avait même acheté un fusil pour tuer son patron. ?Comme mes confrères, je suis tenu au secret professionnel, dit-il. Mais lorsqu'un patient menace la vie d'autrui, nous avons le devoir d'alerter les autorités. Si nous estimons qu'il représente un danger pour lui-même, comme après une tentative de suicide, nous pouvons aussi le faire hospitaliser. Cela reste rare?. Toute thérapie démarre par un premier entretien destiné à dresser un diagnostic. Un contrat de suivi est ensuite passé avec le patient. Les visites varient selon l'accord passé : une fois par semaine, une fois par mois? Chaque séance dure en moyenne une demi-heure. ?Au bout de plusieurs mois, lorsque j'estime qu'il va mieux, je renvoie le patient chez son médecin traitant, poursuit Pierre Gay Le Maître. Mais en cas de nouvel incident, mon cabinet lui est toujours ouvert?.
Le psychologue : il vient en complément du psychiatre
Il existe plusieurs types de psychologues qui, durant leurs études, se sont spécialisés dans une branche particulière. Les plus fréquemment rencontrés sont le psychologue du travail, le psychologue expérimental (il poursuit des recherches à l'université), le psychologue généticien (pour enfants) et le psychologue clinicien. Beaucoup plus présent en milieu hospitalier que libéral, c'est ce dernier que l'on consulte pour soigner les désordres de l'esprit. ?Le métier de psychologue vient en complément de celui du psychiatre, explique une psychologue libérale de Sainte-Marie, qui a débuté il y a deux ans. Le psychologue ne prescrit pas de médicaments, mais utilise des techniques et des outils qui lui sont propres?. Comme chez le psychiatre, une première consultation est nécessaire pour dresser un contrat et définir une prise en charge individuelle ou familiale. Parfois, une seule séance suffit pour décharger un trop plein d'émotion causé par un événement douloureux. Mais s'il le souhaite, le patient peut s'engager dans un travail thérapeutique de longue durée, sur plusieurs mois, voire plusieurs années. Pour certains, une visite par semaine est recommandée. Pour d'autres, une visite par mois. ?Le psychologue n'est pas là pour apporter des solutions toutes faites, prévient la professionnelle de Sainte-Marie. Il est là pour aider le patient à recomposer le puzzle de sa problématique psychologique. Il ouvre des pistes de réflexion et met en lumière des points pour mobiliser les ressources créatives du patient. L'objectif est de lui permettre de retrouver un bien-être et une vie au quotidien adaptée?. La psychologue reçoit en moyenne une dizaine de patients par semaine. Un peu plus de femmes que d'hommes, mais aussi des enfants dans le cadre d'une thérapie familiale.
Le psychanalyste : héritier de Freud
Pour aider son patient, le psychanalyste s'appuie sur le pouvoir libérateur de la parole, un concept créé par Freud, qui a interprété les lapsus, les rêves et les actes manqués comme la voie royale pour accéder à l'inconscient. Freud expliquait l'origine de la névrose par un trauma sexuel caché dans l'inconscient. Après lui, des psychanalystes ont suivi d'autres orientations. Jacques Lacan s'est par exemple penché sur le langage et la symbolique des mots. Michel Billotte, qui considère davantage la psychanalyse comme un art que comme un métier, s'appuye justement sur la théorie lacanienne pour aider ses patients à Saint-Denis. Il reçoit en moyenne une vingtaine d'analysants par mois. Essentiellement des femmes. ?Les gens viennent consulter quand ils n'arrivent pas à se débarrasser d'un symptôme comme un mal de tête à répétition ou une angoisse inexpliquée, explique le psychanalyste dionysien. Ils veulent supprimer la douleur grâce à la psychanalyse. Une patiente, par exemple, est parvenue à se débarrasser de ses maux de tête en se rendant compte qu'elle n'avait pas fait le deuil de la disparition de son père quelques années plus tôt. Une autre continue à suivre une psychanalyse parce qu'elle n'arrive pas à avoir une relation stable avec un homme. Enfin, il y a des gens qui poursuivent les visites même s'ils ont réglé leurs problèmes personnels, pour aider leurs proches. Une de mes analysantes qui avait déjà accompli un travail sur elle-même, a continué ses visites pour faire face à la schizophrénie de son fils?. L'une des particularités du psychanalyste, est qu'il doit d'abord suivre lui-même une psychanalyse avant d'en faire sa profession, notamment pour éviter de projeter ses propres problèmes sur ceux des patients et occasionner un mal-être supplémentaire.
Le psychothérapeute : le touche-à-tout
S'il existe une profession de l'esprit qui touche à tous les domaines, c'est bien celle de la psychothérapie. On y trouve de tout : des psychopolitologues, des psychosomatothérapeutes, des psychosociologues, des psychorelaxologues, des psychosomatoanalystes? Camille Brana s'est quant à elle spécialisée dans l'hypnothérapie, une des pratiques les plus répandues. Officiant à Saint-André, elle travaille avec des outils d'hypnose. ?Les gens ne s'endorment pas comme lors d'un spectacle d'hypnose à la télé, prévient l'hypnothérapeute. Ils restent conscients de ce qui se passe autour d'eux. Simplement, grâce à des techniques particulières, l'inconscient fait surface et le conscient s'efface sans qu'ils ne s'en rendent compte. Le travail se fait ensuite à travers nos échanges. Nous travaillons sur les émotions. Parfois le mal-être se manifeste à travers des douleurs physiques comme des maux de ventre ou de tête. Une fois qu'on a mis le doigt sur le n?ud du problème, on travaille dessus jusqu'à ce que les maux disparaissent?. Une séance dure en moyenne une demi-heure ou trois quarts d'heure. ?Il arrive que dix minutes suffisent à faire disparaître le mal?, assure Camille Brana. ?C'est plus rapide lorsque la personne connaît déjà l'origine de son mal?, poursuit-elle. La thérapie est plus ou moins longue selon le degré de souffrance du patient : deux séances pour certains, dix pour d'autres. L'hypnothérapeute s'occupe de tous les problèmes relatifs à l'esprit ou d'ordre affectif comme un deuil, une séparation, une infidélité? Mais elle s'occupe aussi des phobies, du stress et de l'angoisse. ?Les patients savent quand ils sont guéris, il n'est pas nécessaire de le leur dire, affirme Camille Brana. Ils se sentent plus en confiance, tellement mieux dans leur tête??
LA PLAINE-DES-PALMISTES. Hier matin, la messe des marcheurs de piton Textor n'a pas réuni plus de 200 personnes. Cinq itinéraires avaient été mis en place pour permettre aux fidèles de se rendre sur le site, mais le mauvais temps en a découragés beaucoup.
Marcheurs confirmés ou non, amoureux de la nature? 200 personnes sont venues assister hier matin à la messe du piton Textor, sur les hauteurs de la plaine des Cafres, aux confins du volcan. Mais c'est par La Plaine-des-Palmistes que les fidèles se sont rendus à la cinquième édition de l'opération Marcheurs de la Saint-Dominique, organisée par les communes du Tampon, de La Plaine-des-Palmistes et les associations Un Autre regard, Rando course passion, Fédération française de randonnée pédestre (comité de La Réunion), les 100 pieds, Pèlerinage du rosaire. ?Nous attendions plus de monde mais les conditions climatiques ont dû en décourager plus d'un. Il y a eu de la pluie, du brouillard et il a fait très froid?, raconte Harry Adame, de Rando course passion. Les plus courageux ne se sont pas laissés impressionner par le mauvais temps : parmi eux, beaucoup de paroissiens palmiplainois et des marcheurs venus des quatre coins de l'île. Cinq itinéraires adaptés à des pèlerins de tout niveau permettaient d'accéder au piton Textor. Le plus compliqué, celui de Bras Piton, a été plébiscité par les passionnés de randonnée qui n'ont pas hésité à marcher pendant plus de deux heures. ?Nous avons eu moitié moins de monde que d'habitude. Mais les habitués étaient au rendez-vous, le froid ne leur a pas fait peur. Nous avions tout prévu, sauf le mauvais temps !?, sourit Danio Gaze, président de l'association Un Autre Regard.
Après la célébration de la messe des marcheurs, à 10h, par le frère Daniel Picard, le matériel sportif des randonneurs a été béni. Aux environs de midi, les pèlerins ont partagé un repas. Des barquettes étaient mises en vente au tarif de 5 euros : l'argent récolté permettra de venir en aide aux plus démunis. ?L'ambiance était très conviviale ! Le froid nous a obligés à rester groupés, à nous réunir sous le même chapiteau?, confie Danio Gaze.
La nuit dernière, on attendait toujours la réponse de l'Unesco sur l'inscription des pitons, cirques et remparts réunionnais sur la liste du patrimoine mondial. Un suspense dû au retard pris dans le programme d'examen des dossiers, par le Comité patrimoine mondial réuni à Brasilia. Contrairement aux prévisions, les experts ont décidé de commencer par les biens dits ?mixtes? avant de passer aux biens ?culturels? puis aux biens ?naturels? dont fait partie la candidature réunionnaise. Vers 22 h, hier soir (15 h au Brésil), il restait encore 26 dossiers à passer avant celui de la Réunion. Après une pause déjeuner, le comité devait décider si oui ou non il voterait en bloc pour les dossiers qui ne présentent pas d'opposition particulière. Mais nul ne sait si la Réunion a cette chance. Un résultat est attendu au mieux pour ce matin. Sinon, il faudra attendre lundi, puisque le comité ne délibère pas le dimanche.
SAINT-JOSEPH. Tout ce week-end, l'association Pandanus anime la fête sur le stade de l'écart des hauts, une tradition établie depuis maintenant six ans.
A Jean-Petit, tout le monde sait que le dernier week-end du mois de juillet est l'heure de la fête des ?Trois zour tradisyon pandanus?, sur le stade Jean-Benoît Duchemann.
Les quinze bénévoles de l'association saint-joséphoise Pandanus ont travaillé d'arrache-pied pour mettre sur les rails cette sixième édition, et l'inauguration officielle s'est déroulée vendredi, en présence du maire Patrick Lebreton et avec le traditionnel défilé sur la montée de Jean-Petit.
Ensuite, les premiers concerts ont lancé le week-end puisque l'une des vocations de l'association et de cette fête est de faire la part belle aux artistes et aux groupes réunionnais. Près de 95 % du plateau de cette année furent ainsi composés de groupes locaux. ?Cette fête est une tradition et les habitants du quartier l'attendent?, raconte avec plaisir le président de l'association Jean-Louis Aoun. Son objectif est de mettre de l'animation dans les hauts de Saint-Joseph et de contribuer au développement : ?Nous espérons ainsi lors des prochaines éditions associer à ce week-end les producteurs ou artisans du coin?.
Plus de 5000 visiteurs
Pour l'instant, c'est surtout la musique qui constitue le gros du spectacle, avec une scène ouverte lors de ces trois jours, régulièrement investie par de jeunes artistes en devenir. Ce fut ainsi le cas de 974émotion, un groupe qui s'est fait remarquer lors de sa prestation de vendredi. Huit concerts qui se succéderont jusqu'à ce soir. Et après Naessayé hier soir, c'est ce dimanche le groupe Séga Family avec Séga El et Hervé Humbert, qui écrira le point final de ce week-end musical.
Auparavant et comme chaque jour, les associations de danse de Saint-Joseph monteront sur la scène pour leur représentation suivie lors de chacun de ces trois jours par un public conquis. Ce dimanche se disputera également le traditionnel radio-crochet, autre point fort de la manifestation qui attire de nombreux participants venus de toute l'île. Avec près de 5000 visiteurs sur les trois jours, les ?Trois zour tradisyon Pandanus? se hissent chaque année un petit peu plus encore. Une ascension que les organisateurs aimeraient poursuivre en étoffant encore leur programme avec de nombreux stands d'artisanat et de produits locaux.
CILAOS. La salle multimédia de Cilaos a accueilli les heureux diplômés de l'année et leurs parents, à l'initiative du maire Franco Técher et de son conseil municipal.
Ils étaient ainsi une cinquantaine à venir célébrer leur réussite, et se sont vu remettre des mains des élus divers cadeaux comme des sacoches pour ordinateurs, des parures de stylos ou encore des places de cinéma.
Cette cérémonie a été suivie d'un déjeuner cocktail qui donna une nouvelle fois l'occasion aux jeunes et à leur famille de s'entretenir avec les élus. Après l'obtention de leur diplôme, ils sont souvent confrontés à des difficultés liées au logement, aux études en métropole, aux transports scolaires, objets de discussions pour tenter de modifier un état de fait, en soulignant le taux de diplômés bien plus faible à Cilaos que dans les autres villes de la Réunion.
Sauf si les nuages s'en mêlent, les conditions astronomiques sont réunies pour que le croissant lunaire soit visible le 11 au soir, ce qui marquerait ainsi le début de Ramadan 1431. Pendant tout le mois, le ballet de planètes se poursuit au couchant devant les étoiles du Lion et de la Vierge. D'où l'intérêt de la ?Nuit des étoiles » le 7 août à l'Observatoire des Makes.
Les planètes
Mercure, à l'élongation maximale du soir à 27,4° du Soleil le 7, est visible presque tout le mois. Elle se couche à 19h56 le 1er, à 20h00 du 5 au 9 et à 18h46 le 29 (conjonction inférieure le 03/09). Sa distance à la Terre décroît de 146 à 93 millions de km au cours du mois.
Vénus, à l'élongation maximum du soir le 20 (à 46° du Soleil), brille magnifiquement devant les étoiles de la Vierge. Elle se couche à 21h15 le 1er, à 21h23 du 23 au 28 et à 21h22 le 31. Sa distance à la Terre décroît de 125 à 88,5 millions de km.
Mars se couche devant la Vierge à 21h47 le 1er et à 21h10 le 31. Sa distance à la Terre croît de 298 à321,5 millions de km. Jupiter, devant les Poissons, se lève à 21h49 le 1er et à 19h50 le 31. La distance de la Terre à Jupiter décroît de 645à 600 millions de km.
Saturne, devant la Vierge, se couche à 21h44 le 1er et à 19h59 le 31. La distance de la Terre à Saturne croît de 1515 à 1562 millions de km.
Uranus, toujours angulairement proche de Jupiter devant les Poissons, se lève à 21h36 le 1er et à 19h34 le 31. La distance de la Terre à Uranus décroît de 2910 à 2864 millions de km.
Neptune est opposée au Soleil le 20 devant le Capricorne, donc pratiquement au-dessus de l'horizon toute la nuit. Elle est cependant trop peu lumineuse pour être vue à l'?il nu. La distance de la Terre à Neptune est minimale le 20 : 4339 millions de km.
Ephémérides
Dimanche 1er à 5h00 : Lune, Jupiter et Uranus sont devant les Poissons. Jupiter est un bon demi-empan (13°) au-dessus et à gauche de la Lune. Uranus est visible à la jumelle 3° vers la gauche de Jupiter.
Mardi 3 à 8h59 : Dernier Quartier de la Lune. Lumière cendrée de la Lune visible jusqu'à l'aube du 5 au 9.
A 5h00, la Lune est devant le Bélier. Les 3 principales étoiles de la constellation sont vers la gauche.
Mercredi 4 à 5h00 : les Pléiades sont 4 doigts de large en dessous et à droite de la Lune. Aldébaran (= alpha Taureau) et les Hyades sont un demi-empan à droite des Pléiades.
Jeudi 5 à 5h00 : les Pléiades sont 2 doigts de large au-dessus et à gauche de la Lune. Les Hyades sont à droite des Pléiades. Aldébaran est un demi-empan vers la droite de la Lune.
Vendredi 6 à 5h00 : Aldébaran est un bon demi-empan au-dessus et à droite de la Lune. El Nath (= bêta Taureau) est 2 doigts de large sous le croissant de Lune. Capella (= alpha Cocher est un empan en dessous et à gauche de la Lune. Bételgeuse (= alpha Orion) est un empan vers la droite de la lune. Samedi 7 à 5h00 : la Lune est aux pieds des Gémeaux. Alhéna (= gamma Gémeaux) est un demi-empan vers la droite de la Lune et un peu plus bas. El Nath est un demi empan au-dessus et à gauche de la Lune. Orion est un petit empan (17,5°) au-dessus et à droite de la Lune.
De 21h00 à minuit, opération « portes ouvertes » à l'observatoire des Makes à l'occasion de la « nuit des étoiles » (20e édition). N'oubliez pas de vous vêtir chaudement.
Dimanche 8 à 6h00 : la Lune est un demi-empan sur l'horizon ENE.
A 19h00, le triangle Vénus, Mars et Saturne est minimal (voir schéma).
Mardi 10 à 7h08 : Nouvelle Lune. Lumière cendrée de la Lune visible au crépuscule du 11 au 15.
A 22h00, Lune au périgée, à 357 900 km de la Terre.
A 22h45, le centre du Soleil quitte le Cancer pour le Lion.
Mercredi 11 à 18h02 : le Soleil se couche ; la Lune est devant le Sextant. Rechercher le fin croissant de Lune à partir de 18h20.
A 18h40, la Lune est un demi-empan de large sur l'horizon Ouest ; Mercure est 3 doigts de large au-dessus et à droite de la Lune ; les 3 autres planètes sont un bon empan plus haut (voir schéma). La Lune se couche à 19h32, soit 1h30 après le Soleil. Suivre dès ce soir à 19h00 et jusqu'à la fin du mois, les positons des planètes par rapport aux étoiles Zavijah (= bêta Vierge), Zaniah (= êta Vierge) et Porrima (= gamma Vierge).
Jeudi 12 à 19h00 : la Lune est devant le Lion. Mercure est 4 doigts de large en dessous et à droite de la Lune. Vénus est 12° au-dessus et à droite de la Lune. Saturne est 2 doigts de large en dessous et à droite de Vénus. Mars est un pouce au-dessus et à droite de Vénus. Vendredi 13 à 19h00 : la Lune est devant la Vierge. Vénus est 5° en dessous et à droite de la Lune. Saturne est un demi-empan en dessous et à droite de la Lune. Mars est 2 doigts de large à droite de la Lune et un pouce de large au-dessus et à droite de Vénus. Le Corbeau est à gauche de la Lune.
Samedi 14 à 19h00 : Vénus est 16° en dessous et un peu à droite de la Lune. Mars est 1 doigt de large au-dessus et à droite de Vénus. Saturne est un empan en dessous et à droite de la Lune et 3 doigts de large en dessous et à droite de Vénus. Spica (= alpha Vierge) est un pouce à droite de la Lune
Dimanche 15 à 19h00 : Spica est un gros demi-empan (14°) en dessous et un peu à droite de la Lune. Vénus, Mars et saturne sont plus bas.
Lundi 16 à 22h14 : Premier Quartier de la Lune devant la Balance. Le Scorpion est au-dessus. Dschubba (= delta Scorpion) est un demi-empan au-dessus et un peu à droite de la Lune. Acrab (=bêta Scorpion) est un gros demi-empan (13°) au-dessus et à droite de la Lune. Antarès (=alpha Scorpion) est un petit empan (17°) au-dessus de la Lune. Mardi 17 à 19h00 : la Lune est devant les pattes du Scorpion, très haut dans le ciel. Antarès est à 2 doigts de la Lune.
Mercredi 18 à 19h00 : la Lune est devant Ophiuchus. Le Scorpion est au-dessus et à droite. Le Sagittaire est en dessous.
Jeudi 19 à 19h00 : la Lune est devant le Sagittaire ; La théière est en dessous. A 19h20, occultation de la nébuleuse de la Lagune (=M8) par la Lune (au télescope).
Vendredi 20 à 19h00 : l'anse de la théière est à droite de la Lune. Mars est un doigt de large à droite de Vénus (voir schéma).
Mardi 24 à 21h05 : Pleine Lune.
Mercredi 25 à 20h00 : Lune à l'apogée à 406 400 km de la Terre.
A 22h00, la Lune arrive devant les Poissons. Jupiter est un empan en dessous et à droite de la Lune. Uranus est 2° au-dessus et à gauche de Jupiter.
Jeudi 26 à 22h00 : Jupiter est 4 doigts de large en dessous et à droite de la Lune. Uranus est un doigt de large au-dessus et à gauche de Jupiter.
Vendredi 27 à 19h00 : Jupiter est un demi-empan au-dessus et à droite de la Lune.
Mardi 31 à 5h00 : la lune est devant le Bélier. Les 3 principales étoiles de la constellation sont un bon demi-empan vers la gauche de la lune et un peu plus bas. Les Pléiades sont un bon demi-empan vers la droite de la Lune et un peu plus bas.
A 19h00, Spica est 2 diamètres lunaires au-dessus et à droite de Vénus. Mars est 2 doigts de large en dessous et à droite de Vénus (voir schéma).
Michel VIGNAND,
Association Astronomique de la Réunion
Observatoire des Makes
Dimanche. C'est l'arrivée du Tour, comme chantait Bashung. Du Tour de France et du Tour de l'île auto. Avec une victoire d'Olivier Payet, notre Contador à quatre roues local (trois victoires, bravo). Mais aussi avec la guigne pour Malik Unia. En début d'année, il perd son volant lorsque Peugeot décide de mettre un frein à son activité rallye, et voilà qu'il est contraint d'abandonner avec sa BMW autofinancée.
Lundi. C'est chouette, les nouvelles procédures judiciaires : on peut aujourd'hui être entendu à domicile, comme Lilianne Bettencourt chez qui les policiers, autour d'une tasse de thé, passent onze heures. Liliane Bettencourt autour de laquelle gravitent tout de même cinq enquêtes différentes.
Dernière minute : on nous apprend que la garde à vue à domicile n'est pratiquée que pour les individus malades, influents ou dotés de nombreux kilo-euros. Dommage : en le généralisant, ça permettrait d'éviter les encombrements de cellules dans les commissariats.
Mercredi. Quel bazar pour un requin ! Il a été repêché hier dans l'ouest, pris dans les filets à poissons, et l'Aquarium le prend en pension pour voir s'il s'adapterait, par hasard, pour le bonheur des visiteurs. Du coup, l'émotion gagne les amoureux des animaux qui demandent à ce qu'on le relâche dans son milieu naturel. C'est marrant, on n'avait rien entendu lorsque le requin-nourrice Léon avait été installé dans l'Aquarium, il y a deux ans. Et personne n'a encore réclamé que l'on relâche tous les poissons injustement emprisonnés près du port de Saint-Gilles. Mais là, voyez-vous, c'est un requin-guitare (ou raie-guitare). C'est dire si c'est pas du pipeau.
Mercredi (bis). Un motif d'espoir au moins pour les défenseurs des animaux : la Catalogne interdit la corrida. Pourvu que l'Aquarium n'organise pas des combats de requins, entre Léon et Guitare !
Jeudi. Nous apprenons encore une nouvelle forme d'audition par les policiers : sur son lieu de travail, comme Eric Woerth, dans les bureaux de son ministère. Inconvénient tout de même : c'est moins confort que chez soi. En même temps, on se demande à quoi ça sert, tout ce ram-dam : il ne s'est rien passé puisqu'Eric Woerth nie tout.
Vendredi. Chez nous, la houle n'effraie guère les marins, mais à Grenoble, Sarkozy fait le méchant : il veut que la nationalité française puisse être retirée ?à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte? à la vie d'un membre des forces de l'ordre. Ne reste plus qu'à définir ce qu'est une ?personne d'origine étrangère?.
David Chassagne dchassagne@jir.fr
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Economie d'energie, trés longue durée de vie, pas de chaleur, toute couleurs...